Quelques règles pour réussir sa dégustation de vin à la maison

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Organiser une dégustation de vins à la maison, entre amis, semble chose facile. S’il s’agit d’ouvrir quelques flacons et de les commenter sans chichi mais avec quelque frichti, il suffit de verres adéquats, de bouteilles à bonne température, d’une bonne table et d’une compagnie enjouée. Si on veut « professionnaliser » l’affaire, la rendre plus conforme aux codes de l’œnologie, afin d’apprendre et d’en sortir plus pointu, un minimum d’organisation est souhaitable.

Première règle : tout faire pour mettre à l’aise les participants, éviter toute approche élitiste du vin, le but étant d’expliquer, de comparer, éventuellement d’apprendre, beaucoup. Deuxième règle : cracher. Ce n’est pas toujours évident quand on est entre amis, mais seule une tête lucide permet de saisir la personnalité d’une cuvée, et cela limite le risque d’accident de voiture en sortant. Troisième règle : présenter une dizaine de vins grand maximum. Pour une dizaine de participants, une bouteille de chaque cuvée suffit largement si l’on crache.

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L’idéal est de choisir un thème : rouges du Jura, blancs de la vallée du Rhône méridionale, vins espagnols, ou alors un millésime dans une appellation, un cépage, etc. Soit l’hôte fournit les bouteilles, soit chaque participant en apporte une sur le thème retenu. L’important est de pouvoir raconter une histoire autour de chaque cuvée : le domaine, le vigneron ou la vigneronne, le terroir, le cépage, le traitement de la vigne, la vinification ; ces points demandent un minimum de préparation. Ensuite, viennent les commentaires de dégustation, un moment de partage qui doit, encore une fois, être décomplexé.

De l’eau et du pain

Soit la cuvée est présentée aux participants avant de la goûter, soit la dégustation se fait à l’aveugle. Les bouteilles sont alors masquées, les bagues enlevées pour éviter toute identification. L’objectif n’est pas tant de faire deviner le vin, le domaine ou le millésime – très rares sont ceux qui peuvent le faire – que d’exprimer un sentiment sans préjugé, de cerner des arômes, une acidité, une fraîcheur, une minéralité, etc.

Les vins doivent être présentés à bonne température. Certains gagnent à être carafés. Les verres seront rincés entre chaque cuvée. Il faut penser à l’eau plate (en boire entre deux vins), au pain, voire plus pour grignoter, à condition que l’accord soit possible avec les nectars.

En club, il y a souvent une fiche à remplir afin de décrire chaque vin et la séance globale. Il n’est en effet pas désagréable, des mois ou des années après, de se remémorer les vins goûtés et comment on les avait jugés.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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