ENTRETIEN EXCLUSIF – Seize mois après l’altercation qui lui a fait perdre la direction de ses ensembles, le chef britannique achève sa première tournée avec son collectif Springhead Constellation. Pour Le Figaro, il revient sur les dessous de ce retour et ses projets.
Dans la Chapelle royale de Versailles, les voix s’élèvent avec une transparence de vitrail. En ce dimanche 15 décembre, la ferveur du Constellation Choir and Orchestra emplit tout le château, à quelques heures du dernier concert de leur tournée inaugurale. Au milieu de l’explosion d’allégresse du virevoltant chœur d’entrée de la Cantate BWV 110 de Bach rayonnent les visages familiers. Du premier violon Kati Debretzeni au trompettiste Neil Brough, en passant par la violoncelliste Kinga Gaborjani ou le hautboïste Michael Niesemann. Tous sont des figures des anciens ensembles de John Eliot Gardiner : ses Monteverdi Choir and Orchestras, dont le chef a été écarté par l’administration l’été dernier, un an après sa violente altercation avec un chanteur, lors du Festival Berlioz, à La Côte-Saint-André (Isère).
À lire aussi
Sir John Eliot Gardiner, gentleman maestro
Sur le moment, nombreux furent les commentateurs à prédire la fin de sa carrière. Évoquant, malgré ses excuses publiques, un retour impossible…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
