Retraites, pouvoir d’achat, immigration… Louis Aliot exhorte François Bayrou à «répondre» aux lignes rouges du RN

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RÉCIT – Invité ce dimanche du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », le vice-président du Rassemblement national juge que le nouvel hôte de Matignon « est quelqu’un d’un peu à part dans le spectre politique ».

C’est peu dire que les oppositions, et a fortiori le Rassemblement national (RN), attendent François Bayrou au tournant. Deux semaines après avoir participé à la chute de son prédécesseur Michel Barnier, le parti à la flamme a assuré, par la voix de son président Jordan Bardella, qu’il n’y aurait pas de censure « a priori » contre le nouvel hôte de Matignon. Même s’il reste « sous la surveillance » des troupes nationalistes. Alors que leur chef de file Marine Le Pen et Jordan Bardella seront les premiers conviés ce lundi matin à 9 heures rue de Varenne, le vice-président du RN, Louis Aliot, a salué l’initiative du Béarnais, qui va recevoir tous les présidents de partis et dirigeants de groupes de l’Assemblée. Invité dimanche du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », le maire de Perpignan (Pyrénées-Orientales) a loué les qualités d’« écoute », de « dialogue », ainsi que les valeurs « républicaines » et «démocrates » du leader centriste.

Soulignant les combats que le RN partage de longue date avec François Bayrou – la proportionnelle, la banque de la démocratie, « le respect dans le pluralisme des opinions » ou encore « la nécessaire représentativité de tous les partis » -, Louis Aliot voit chez le patron du MoDem « quelqu’un d’un peu à part dans le spectre politique ». Et de rappeler que le maire de Pau (Pyrénées-Atlantiques) s’est « imposé contre d’autres » vendredi face à un président de la République « en fin de parcours ». « Il va gouverner en fonction de ce qu’il pense et en rupture avec Emmanuel Macron  », a espéré le vice-président de Perpignan Méditerranée Métropole, qui somme le chef de l’État de « se mettre en retrait » et de « laisser gouverner le premier ministre avec le Parlement ».

«Ce serait problématique»

Si Marine Le Pen s’est également montrée bienveillante, jugeant ce samedi dans Le Figaro qu’« il y a moyen de trouver un terrain d’entente », l’ancienne candidate à la présidentielle a aussitôt averti : François Bayrou « n’est pas nommé pour faire une politique macroniste », mais bien « pour trouver un compromis sur le budget et des voies de passage ». Avec la menace d’une censure planant sur lui, le premier ministre aura-t-il les mains libres pour agir ? Oui, répond de son côté Louis Aliot, à condition de respecter, entre autres, les « lignes » rouges fixées par le RN.

Retraites, pouvoir d’achat, sécurité, immigration… Autant de dossiers sur lesquels « M. Bayrou devra répondre ». « S’il se tournait vers le Parti socialiste pour obtenir des majorités, ce serait plus problématique », a timidement mis en garde le maire de Perpignan dans l’attente de nouvelles législatives. Problème, Emmanuel Macron a exprimé son souhait de ne plus dissoudre l’Assemblée d’ici à 2027. « Ça voudra dire que le gouvernement tient compte de ce que souhaite le RN, et que le RN apporte son soutien à des textes importants pour la nation, a martelé Louis Aliot. Nous avons toujours mis avant toute chose l’intérêt supérieur du pays. »

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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