REPORTAGE – Le 10 décembre, 17 personnes ont péri dans le bombardement d’un bus. Des centaines de volontaires se mobilisent désormais pour porter secours aux blessés, comme lors de chaque situation d’urgence dans la guerre civile soudanaise.
Par Christian Putsch et Patricia Huon, à Omdourman (Soudan)
Au crépuscule, un jeune homme étale les vêtements tachés de sang des victimes sur un trottoir près des urgences : une robe à fleurs, un maillot de football rose, des sandales déchirées, un téléphone portable abîmé. Autant de témoins muets de l’horreur qui doivent aider à identifier leurs propriétaires. Muhammad Awad, 19 ans, prend une photo de tous ces effets personnels et la met en ligne. Ainsi, les vêtements pourront non seulement être vus par les personnes qui se pressent devant l’hôpital Al-Nao, à Omdourman, à la recherche de leurs proches, mais aussi par les autorités à même de fournir des informations sur l’identité des victimes, ainsi que par les 10.000 abonnés de la page Facebook de la morgue. Cette page publie également des photos des victimes non identifiées, et ces efforts portent souvent leurs fruits.
Depuis plusieurs mois, Muhamad travaille bénévolement à la morgue, recevant uniquement de modestes…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
