DÉCRYPTAGE – Grâce au RN, le centriste s’attend à être sauvé de la motion de censure de la gauche ce mardi. Mais il se prépare à voir les oppositions se dresser contre lui quand il leur soumettra, cet automne, les 40 milliards d’euros d’effort demandés pour l’année prochaine.
La canicule bouleverse jusqu’à l’agenda du premier ministre. Ce mardi, François Bayrou devait annoncer le renforcement des pouvoirs des préfets, aux côtés de sept ministres, à Chartres (Eure-et-Loir), mais il a fini par reporter son déplacement. Charge à son gouvernement de rester « mobilisé » pour « protéger les populations les plus vulnérables », a indiqué son cabinet, alors que 16 départements sont placés en vigilance rouge « canicule » et 68 en vigilance orange – une première historique.
Le centriste sait que les circonstances – même climatiques – lui imposent de s’adapter depuis sa nomination, le 13 décembre. « Je n’ai aucune assurance, d’aucune sorte », a-t-il insisté dimanche, dans « Le Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat ». « Je sais mieux que personne quelle est la difficulté de la situation », a-t-il aussi déclaré, conscient que « tout le monde menace » de le renverser.
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