REPORTAGE – La figure de proue du bouddhisme devrait donner des indications sur sa succession le 2 juillet, à la veille de son 90e anniversaire, pour tenter de déjouer la stratégie de la Chine communiste. Un dossier aux lourdes implications géopolitiques.
Tel un mille-pattes bigarré, la longue file humaine serpente dans ce jardin aux allures de forteresse, accroché aux contreforts de l’Himalaya. Des robes traditionnelles du Ladakh, striées de couleurs, des enfants emmitouflés dans des étoffes chatoyantes de l’ancien royaume perché du Zanskar et quelques rares Occidentaux en costume ou chaussés de sandales de routard. Tous les peuples du toit du monde semblent converger dans cette procession endimanchée, patientant depuis le petit matin en quête d’un regard, ou d’un miracle. Un buggy de golf à traction électrique surgit sous les pins de Dharamsala, surnommée la « Petite Lhassa », au nord de l’Inde. Drapé dans sa robe jaune d’or et pourpre, le dalaï-lama salue la foule, lentement. Quatre moines doivent aider Sa Sainteté à descendre puis à escalader le fauteuil trônant devant l’ocre bâtisse.
Anniversaire sous haute surveillance
Le leader bouddhiste, figure de proue du Tibet, fête ses 90 printemps ce 6 juillet, et semble porter le poids des ans, comme celui de son combat au…
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