Face à la recrudescence des violences dans les stades, les ministères de la Justice et des Sports ont également cosigné cette convention place Beauvau ce mercredi.
L’État et la Ligue de football professionnel (LFP) ont signé mercredi une convention pour la sécurisation de l’organisation des matches dans le but de lutter contre la violence et l’insécurité dans les stades. Afin de «mieux prévenir et lutter contre les violences lors des rencontres de football (…) on formalise pour la première fois noir sur blanc dans un seul document les engagements des uns et des autres», a expliqué le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.
Cette convention également cosignée place Beauvau par les ministères de la Justice et des Sports devra être déclinée sous la forme de contrats locaux de sécurité (CLS) entre les clubs, les stades et les autorités, a-t-il précisé. Évoquant des «violences structurelles», le ministre a cité quelques chiffres, tels que la hausse cette saison de 20% des interpellations en marge des matches par rapport à l’exercice 2023-2024 ou la mobilisation de 30% des forces mobiles de sécurité chaque week-end de Ligue 1.
«Cette convention va nous donner les moyens d’agir»
«Cette saison a été le théâtre d’incidents graves, des chants homophobes, racistes… Cette convention va nous donner les moyens d’agir», a estimé la ministre des Sports Marie Barsacq. L’État en appelle également à la responsabilité des clubs. La convention pointe certaines de leurs «obligations: interdire dans leur règlement la diffusion de tout message provocateur (…) et l’introduction d’objets dangereux» dans lesquels sont comptabilisés les fumigènes.
Les clubs devront également intensifier «les contrôles, les fouilles» au stade et «mettre en place un poste de commandement de la manifestation (PCM)» d’où «analyser les images (…) à des fins de prévention et d’identification des fauteurs de troubles», précise le texte. «Il faut individualiser les sanctions, je n’ai pas d’attrait pour les sanctions collectives, mais cela veut dire qu’il faut les preuves», a ajouté Retailleau.
«Pour prendre davantage de sanctions judiciaires il faut davantage de preuves, il faut de la fluidité pour récupérer plus rapidement les images de vidéosurveillance», a expliqué le ministre de la Justice Gérald Darmanin. Pour le président de la LFP Vincent Labrune, «on ne peut pas appeler sans cesse à fin des sanctions collectives si dans le même temps les clubs ne nous aident pas à individualiser» les sanctions en identifiant les responsables. Parmi les solutions pour lutter contre la violence et les incivilités la convention met en avant un recours accru à des interdictions administratives de stade.
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