ENTRETIEN – Le président du directoire de Tarkett détaille les changements d’organisation engagés depuis un an.
Diplômé de l’ESCP Europe, Fabrice Barthélemy est un financier qui aime l’industrie et les usines. Après Safran et Valeo, il a rejoint Tarkett en 2008 comme grand argentier du fabricant de surfaces sportives et de revêtements de sol. Dix ans plus tard, il était nommé président du directoire du groupe de 12 000 salariés – dont 8 000 dans ses 35 usines – qui a réalisé 3,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024.
LE FIGARO. – Ces derniers mois, vous avez piloté le retrait de Tarkett de la Bourse. L’opération a été critiquée par des actionnaires minoritaires. Comment est-elle perçue en interne ?
FABRICE BARTHÉLEMY. – Ce n’est pas l’événement majeur du moment pour les salariés. Tarkett reste une entreprise contrôlée par la famille Deconinck. Au cours de son histoire, le groupe a tantôt été coté, tantôt non coté, avec également un actionnaire financier, comme c’est le cas aujourd’hui après le retrait de cote. Pour la majorité des collaborateurs, c’est neutre. L’élément de stabilité…
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