«Nvidia sait que le mur énergétique et économique est là»: pourquoi la guerre des puces avancées n’est pas perdue pour l’Europe

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DÉCRYPTAGE – Selon le CEA-Leti, l’un des principaux centres de recherche en matière de semi-conducteurs, l’Europe pourrait revenir dans le jeu à la faveur de composants plus sobres. Car la dynamique impulsée par les géants américains n’est pas soutenable.

Un accord « historique » pour la souveraineté technologique de l’Europe. La semaine dernière, Emmanuel Macron n’a pas ménagé ses effets de manches pour qualifier le partenariat entre la société française Mistral et le géant Nvidia. Le premier va utiliser les puces du second pour bâtir un service de cloud de nature à concurrencer des géants comme AWS, Microsoft Azure ou encore Google Cloud. Il faut néanmoins se garder de tout triomphalisme. En réalité, les puces d’IA promises à Mistral sont conçues en Californie par un acteur américain, Nvidia, et fabriquées à Taïwan par TSMC.

Le président français en est conscient, mais ne désarme pas. Dans son allocution, il a indiqué vouloir faire émerger en France des capacités de production de puces à la finesse de gravure « en dessous des 10 nanomètres », autrement dit celles utilisées dans les technologies avancées que sont les supercalculateurs, l’IA ou la défense. Coïncidence du calendrier, le gratin de l’industrie européenne des semi-conducteurs…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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