«Il a marqué le club et notre territoire» : Bernard Lacombe salué par la classe politique lyonnaise

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La classe politique lyonnaise a tenu à rendre hommage à l’ancien attaquant vedette et dirigeant emblématique de l’Olympique Lyonnais, décédé mardi 17 juin.

«Passionné», «inoubliable», «visage de l’OL», «légende». Au poignant hommage de son frère d’arme Jean-Michel Aulas, candidat toujours pas déclaré à la mairie de Lyon, se sont ajoutés ceux de la classe politique locale après le décès de Bernard Lacombe, annoncé mardi soir. Du maire à ses opposants, du président de la métropole aux députés locaux, ils soulignent tous le talent du joueur puis l’engagement du dirigeant qui a contribué à garnir la salle des trophées du club et du pays.

«Inoubliable attaquant de l’OL, puis dirigeant du club, champion d’Europe 1984, buteur de génie, il a écrit l’histoire du football français, salue ainsi Grégory Doucet, le maire écologiste de Lyon. Ici, à Lyon, la douleur est sans doute plus vive qu’ailleurs tant il a marqué les esprits et les cœurs». Grand amateur de football et supporter lyonnais, le président de la métropole de Lyon, Bruno Bernard (EELV), a rappelé ses 316 buts en première division (255 buts en championnat en réalité). Et celui inscrit avec les Bleus lors de la coupe du monde 1978 contre l’Italie, le plus rapide de l’histoire à l’époque.

Il a aussi rappelé son rôle dans la construction des titres de champions de France de l’OL dans les années 2000 par ses conseils auprès des attaquants notamment. «De Gerland à Décines, de ses buts à ses choix de cœur, il a tout donné pour son club, écrit Bruno Bernard. Pour notre club. C’était un homme entier, passionné, profondément lyonnais, et d’une grande gentillesse. Il restera à jamais dans ma mémoire et dans notre histoire collective. Il a marqué le club, et notre territoire.»

«L’âme de l’Olympique Lyonnais»

«Les Lyonnais et Lyonnaises lui doivent une épopée inoubliable qui a permis à notre ville de vibrer au rythme des titres et coupes remportés par l’OL dans les années 2000, abonde Nathalie Perrin-Gilbert, candidate de gauche dissidente à la mairie de Lyon. Il a été l’âme de l’Olympique Lyonnais. Son humilité, sa gentillesse et son amour de notre ville nous manquent déjà.» Également élu d’opposition à la ville, l’ancien maire centriste Georges Képénékian a souligné la longévité de Bernard Lacombe : «Il a marqué pendant 37 ans l’OL et notre ville !».

Une fidélité reprise par Pierre Oliver (LR), chef de file de la droite dans l’opposition municipale. «Originaire de la Guillotière, il aura marqué l’histoire du club, sur le terrain comme en dehors, par son talent, sa fidélité, et son amour indéfectible pour Lyon», martèle-t-il . Ancien député centriste, Thomas Rudigoz (LREM) vante quant à lui «une légende du foot français et un héritage unique à Lyon.»

«Lyon perd l’un de ses grands visages populaires, l’OL perd une légende, et les amoureux du football perdent un passionné», écrit de son côté Anaïs Belouassa-Cherifi député LFI de la 1re circonscription du Rhône qui abrite le stade de Gerland, théâtre des exploits lyonnais de Bernard Lacombe. Tiffany Joncour, son homologue RN sur la 13e, où se trouve le nouveau stade du club depuis 2016, loue son dévouement : «Joueur, entraîneur, dirigeant : il a tout donné pour Lyon».

Nombre de supporters pleurent eux aussi le bras droit de Jean-Michel Aulas durant les grandes années du club. Mais «une légende ne s’oublie pas», salue David Kimelfeld ancien président centriste de la métropole. Et Bernard Lacombe continuera de marcher dans son survêtement blanc bleu et rouge sur la célèbre «fresque des Lyonnais» où il apparaît depuis longtemps déjà sur le quai saint Vincent.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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