ANALYSE – En s’attaquant de front à son plus redoutable ennemi, l’État hébreu plonge la région et le monde dans l’inconnu.
Depuis les massacres du 7 Octobre, il était évident que le gouvernement de Benyamin Netanyahou allait pousser la guerre jusqu’à Téhéran. Les menaces immédiates, incarnées par le Hamas, qui a organisé les pogroms depuis Gaza, et par le Hezbollah libanais, qui l’a soutenu, ont été éloignées par la réponse militaire israélienne. Leurs têtes, en grande partie décapitées, et leurs capacités militaires ont été très affaiblies.
« Rien ne sert de couper les membres si la tête est toujours vivante », résume toutefois un diplomate français. Dans cette guerre à plusieurs étapes, restait à s’attaquer à la « génitrice ». Celle qui mène la guerre par procuration contre Israël via ses affidés dans la région. Celle qui les forme, les arme et les soutient : la République islamique d’Iran. Avec plusieurs objectifs : rendre impossible l’avènement d’un nouveau 7 Octobre, refaire d’Israël un sanctuaire étanche vis-à-vis de ses voisins et redessiner la carte du Moyen-Orient en libérant les…
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