RÉCIT – Pékin s’appuie sur sa position dominante dans les chaînes de valeur, dont un quasi-monopole sur les terres rares. Le facteur temps joue en faveur du président chinois.
« Nous avons obtenu un super accord avec la Chine », se félicitait encore Donald Trump jeudi. À Pékin, la trêve obtenue lors des négociations de Londres, en début de semaine, a aussi été saluée positivement, mais sans, bien sûr, l’emphase du président américain. Dans ce bras de fer, « la Chine a remporté la première manche de cette partie de poker. Trump s’avançait à découvert, avec une paire de six alors que le joueur d’en face, la Chine, avait une paire de rois : son excédent commercial de 400 milliards de dollars et le contrôle de 90 % des terres rares. Ces dernières représentent un enjeu déterminant qui a pesé dans les revirements de Trump », résume Louis Bollaert, directeur général du groupe de courtage AU, spécialisé dans l’assurance-crédit.
Un moyen de pression efficace et puissant
Xi Jinping a transformé le quasi-monopole chinois dans les terres rares en un moyen de pression efficace et puissant face à un Donald Trump obnubilé par la dépendance américaine dans ce domaine. Le président américain a menacé Pékin…
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