RÉCIT – Les progrès rapides de Téhéran en la matière, les massacres du 7 Octobre et le comportement erratique de Donald Trump, qui donnait l’impression d’être prêt à signer un accord au rabais avec le régime islamiste, ont précipité la décision israélienne.
C’était maintenant ou jamais. Sérieusement envisagée et préparée depuis au moins 2015, l’attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes a été forcée par les contraintes de la réalité et permise par une fenêtre d’opportunité. Dans la première catégorie s’imposent les progrès immenses du programme nucléaire iranien, qui a subi un coup d’accélérateur depuis que Donald Trump s’est retiré en 2018, lors de son premier mandat, de l’accord de Vienne.
En quelques années, l’Iran est devenu un État du seuil nucléaire. La plupart des spécialistes s’accordent à dire qu’il a désormais assez de matière fissile pour produire une quinzaine de bombes en quelques jours. Il lui faudrait encore un ou deux ans pour miniaturiser les têtes nucléaires et les installer sur des missiles. Mais ce délai, prévient un diplomate, pourrait néanmoins être raccourci si certains pays, comme la Russie, apportait leur aide à l’Iran, en échange du soutien en drones, et peut-être en missiles fournis par Téhéran…
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