Le gouvernement français souhaite interdire ces «pouches» à nocivité réduite. Les industriels et les distributeurs mènent un discret lobbying et lancent de nouveaux produits.
Il se place dans la bouche, tout contre la gencive, et libère progressivement la nicotine qu’il contient : le sachet de nicotine, ou «pouche», est avec la cigarette électronique l’une des alternatives à la cigarette disponibles sur le marché français. Du moins pour l’instant, car le gouvernement a décidé de mettre un terme à l’essor de cette pratique naissante, apparue en France en 2022.
«Le risque est d’induire une dépendance et d’entraîner une entrée dans le tabagisme, expliquait Geneviève Darrieussecq, alors ministre de la Santé, en octobre 2024. Je suis très préoccupée, car les centres anti-poison reçoivent de plus en plus d’appels d’adolescents pour des syndromes nicotiniques aigus, parfois sévères, en lien avec la consommation de “pouches”. »
L’actuel ministre de la Santé, Yannick Neuder, a endossé le combat de Geneviève Darrieussecq, et s’apprête à concrétiser son annonce. Un projet de décret en ce sens a été notifié le 25 février dernier à la Commission européenne. «Addictifs…
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