California Girls, Good Vibrations…Cinq chansons phares de Brian Wilson pour les Beach Boys

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Le leader du groupe californien, décédé le 11 juin à 82 ans, est l’auteur, derrière sa coupe au bol et ses chemises hawaïennes, de nombreux tubes comme California Girls, Good Vibrations ou encore ’Til I Die.

Des notes enjouées de la « surf music » à la sophistication des derniers morceaux teintés d’angoisse existentielle, voici cinq chansons composées par Brian Wilson, le fondateur des Beach Boys, mort à 82 ans.

Surfin’ USA 

Surfin’ USA (1963), single issu du premier album éponyme des Beach Boys, est le premier gros carton du groupe. Ode adolescente à la mer, aux filles et au soleil, le titre devient l’hymne pop de la côte ouest et bientôt de tout le pays. « We’ll all be gone for the summer/Tell the teacher we’re surfin’/Surfin’ USA », (« On sera tous partis pour l’été/Dis au prof qu’on fait du surf/Surfin’ USA »), écrit Brian Wilson en répertoriant les meilleurs spots de surf en Californie, en Australie et à Hawaï. Détail cocasse : le musicien n’est jamais monté sur une planche de surf.

La mélodie est directement inspirée de Sweet little Sixteen de Chuck Berry: ce dernier poursuivra le groupe pour avoir omis de le créditer. Mais Brian Wilson avait étoffé le son en y doublant les voix et en désynchronisant les chœurs : cette vibration optimiste allait devenir la griffe auditive des Beach Boys.

California Girls

Grand succès de l’été 1965, California Girls est entonné par Mike Love, le chanteur associé aux premiers succès du groupe. Il y vante les qualités indépassables des Californiennes reprises en chœur par le reste de la bande. Il s’agit aussi de la première chanson composée par Brian Wilson sous l’influence du LSD, en témoigne l’introduction instrumentale décalée du morceau. Cette parenthèse qui semble flotter apparaît comme la première tentative du compositeur de s’écarter des ritournelles enjouées du groupe. Épuisé par un rythme de travail démentiel, le musicien sort tout juste d’une dépression nerveuse et refuse désormais les tournées pour se concentrer sur son travail de composition en studio.

God only Knows

Huitième titre de l’album Pet sounds, God only Knows (1966) est inscrite, pour Paul McCartney, au Panthéon de « la plus grande chanson pop jamais écrite ». Brian Wilson, maladivement jaloux des succès des Beatles, aimait d’ailleurs le claironner. Sa chanson inspira directement Here, there and Everywhere, écrite en 1966 par John Lennon et Paul McCartney, ébahis par cette merveille. « On jugera peut-être exagéré de dire qu’il s’agit du classique du siècle mais, pour moi, c’est un classique absolu, insurpassable à bien des niveaux … J’ai souvent écouté “Pet Sounds” et pleuré», affirmait Paul McCartney.

God only knows, c’est le parfait équilibre entre un refrain pop et les élans symphoniques de Brian Wilson. La maison de disques et les autres membres du groupe commencent, eux, à s’inquiéter de ce nouveau son.

Good Vibrations

Immense succès commercial, Good Vibrations ne suffit pas à Brian Wilson pour juguler la folie qui s’empare de lui en 1967, après la publication du morceau, et l’empêchera de finir son album révolutionnaire Smile. Écrite comme « une symphonie adolescente adressée à Dieu », Good Vibrations rassemble plusieurs pistes instrumentales enregistrées dans différents studios. Cette belle complexité, bien loin de la « surf music » originelle du groupe, finit par coûter la raison au compositeur. Good Vibrations devait être la pièce centrale de Smile. Mais l’opus ne verra officiellement le jour qu’en 2004 lorsque Brian Wilson, affranchi de ses démons, parvient à le réenregistrer avec de jeunes musiciens.

’Til I die

Sortie sur la face B de l’album Surf’s up (1971), T’il I die est composée en 1969 par un Brian Wilson dépressif, en mémoire d’une nuit angoissée passée sur une plage. « C’est peut-être la chanson la plus personnelle que j’ai écrite pour les Beach Boys », écrivit le musicien dans son autobiographie (1991). « Je voulais que ma musique traduise la solitude d’un radeau flottant sur l’immense Pacifique. Que chaque note sonne comme si elle disparaissait dans l’énormité de l’univers. »

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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