CONTRE-POINT – L’avenir de la gauche n’est pas uniquement indexé sur sa relation à la mouvance mélenchoniste, mais aussi sur la recomposition de l’après-macronisme.
À gauche, tout le monde ne prône pas l’abrogation de la réforme Borne ni un retour aux 62 ans. « Résoudre le déficit du régime des retraites est un impératif », martèle François Rebsamen, préférant approuver l’attitude et les propositions de la CFDT – qui participe au « conclave » voulu par François Bayrou – plutôt que de s’accrocher au totem toujours brandi par son ancien parti.
La « gauche qui part du réel », qui assume à la fois ses « valeurs » – la social-démocratie laïque et républicaine – et ses « responsabilités » – gouverner -, voilà ce que souhaite réveiller l’ancien ministre du Travail de François Hollande, aujourd’hui ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation d’Emmanuel Macron et François Bayrou. À deux jours du 81e congrès du PS, il vient de lancer une initiative avec l’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve.
Porter un nouvel élan
Une de plus, pourrait-on dire, tant sont nombreux ceux qui prétendent ressusciter la social-démocratie en l’émancipant…
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