«Un besoin poignant d’amour et de reconnaissance» : l’insatisfaction permanente de Philippe Labro

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PORTRAIT – Le journaliste n’était pas un homme facile à déchiffrer. Derrière sa superbe, la douce arrogance de ceux qui ont « réussi », son élégance et son entregent, il traversait des moments de profond désespoir.

« Moi qui suis peut-être le Français le plus américain de France… » Comme Pierre Barouh, qui écrivit les chansons d’Un homme et une femme et se déclarait comme « le Français le plus brésilien de France »Philippe Labro – disparu le même jour que Nicole Croisille – demeurera probablement dans la mémoire collective comme un Français d’ailleurs. Différent et inclassable. Né à Montauban, mais fortement marqué par ce continent américain qu’il avait découvert à 18 ans, les États-Unis demeureront pour lui la terre fondatrice. Celle des nouvelles frontières, sans cesse repoussées. Du melting-pot, si ce n’est social en tout cas culturel. La promesse d’une aventure qu’il devinait plus intense de l’autre côté de l’Atlantique.

De ces années américaines, Philippe Labro a gardé, toute sa vie durant, son uniforme vestimentaire – plus wasp que beatnik -, son goût pour le cinéma, la musique et la littérature d’outre-Atlantique (pêle-mêle Hemingway, bien sûr, mais aussi Fitzgerald, Steinbeck, Louis…

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