Jusqu’au 7 septembre, le musée parisien retrace l’histoire méconnue de l’inventeur de la haute couture à travers, entre autres, 80 modèles du second Empire jusqu’aux années 1930, dans un état exceptionnel.
Ses contemporains s’appelaient Nadar, Louis Vuitton et Louis Cartier. Eux sont passés à la postérité. Charles Frederick Worth est plus ou moins tombé dans l’oubli. Pourtant, cet Anglais arrivé à Paris au milieu du XIXe siècle, auquel on attribue la création de la haute couture, fut à la tête d’un des plus grands ateliers de confection de son temps, a habillé les élégantes les plus influentes du second Empire et les héritières les plus riches de la côte est américaine. « Seulement à la différence d’autres maisons de luxe nées à la même période, Worth a été vendu en 1954 à Paquin qui a fermé définitivement ses portes en 1956. Les archives, les fiches clients, les toiles se sont en grande partie perdues », rappelle Raphaële Martin-Pigalle, commissaire et conservatrice en chef du patrimoine au Petit Palais qui accueille l’exposition « Worth, inventer la haute couture » présentée en collaboration avec le Palais Galliera jusqu’au 7 septembre 2025.
Cette toute première rétrospective dédiée…
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