CONTRE-POINT – Critiquer l’action gouvernementale est un droit, y compris en matière de maintien de l’ordre. Mais cette critique perd toute légitimité dès lors qu’elle se substitue à la condamnation de la violence, elle, totalement illégitime.
Des tirs de mortier, des magasins pillés, du mobilier urbain détruit, des voitures incendiées, de vrais supporteurs menacés ou effrayés. Mais pour les Insoumis, le seul motif de scandale porte le nom de Bruno Retailleau. Avec une constance infaillible dans la honte, les amis de Jean-Luc Mélenchon ont une nouvelle fois préféré s’en prendre au responsable des forces de l’ordre qu’aux fauteurs de désordre.
On connaît désormais par cœur la rhétorique LFI : c’est nous faire un procès d’intention de nous accuser de justifier la violence ou de défendre les casseurs ; ce que nous contestons, ce sont les méthodes de maintien de l’ordre employées. Il n’empêche, les premiers tweets des députés Éric Coquerel et Antoine Léaument ne sont pas pour déplorer que la fête soit gâchée par une poignée de violents ou que soit menacée la sécurité de citoyens ne souhaitant rien d’autre que célébrer la victoire magistrale du PSG, mais pour s’en prendre au ministre de l’Intérieur. Des voyous attaquent des boutiques…
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