DÉCRYPTAGE – Standard & Poor’s pourrait réévaluer la note de la dette française vendredi soir. Si la situation budgétaire ne donne pas de signes d’amélioration, Moody’s et Fitch Ratings sont susceptibles de dégrader l’Hexagone dans les prochains mois.
Qui appuiera le premier sur la détente ? Selon les critères d’évaluation des trois principales agences de notation que sont Standard & Poor’s (S&P), Moody’s et Fitch Ratings, plus aucun filet de sécurité ne sépare la dette souveraine française de la dégradation dans la catégorie inférieure. Ainsi l’américaine S&P, qui doit rendre son verdict ce vendredi dans la soirée, pourrait-elle, théoriquement, faire passer le pays de AA- avec perspective négative (ce qui reste une « bonne qualité » de crédit) en simple A+ (« qualité moyenne »). Cela aurait des conséquences négatives sur les taux auxquels l’Agence France Trésor place les obligations françaises. Certains investisseurs, notamment des fonds de pension, s’interdisent d’acheter de la dette notée en dessous de AA. Bien que la France reste identifiée comme un placement sécurisé, la nouvelle aurait l’effet d’un petit séisme, comme lorsque S&P lui avait retiré son AAA en janvier 2012, suivie de près par les autres agences.
Un franchissement…
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