Le premier ministre, en nommant le général David Zini en nouveau chef du Shin Beth, se moque de la procureur générale et de la Cour suprême.
L’heure est à l’escalade dans l’offensive et la campagne de dénigrement menée contre la justice par Benyamin Netanyahou. Le premier ministre israélien a nommé le général David Zini au poste particulièrement sensible de chef du Shin Beth, le service chargé de la lutte antiterroriste. Il n’a ainsi fait aucun cas du veto de Gali Baharav-Miara, la procureur générale et de l’opposition des juges de la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire du pays, qui a des prérogatives pratiquement équivalentes à celles du Conseil constitutionnel en France. Le chef du gouvernement a créé un précédent en refusant de se soumettre à une décision de justice.
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La procureur générale a justifié sa décision en invoquant un « conflit d’intérêts ». Les agents du Shin Beth, chargés aussi du contre-espionnage, enquêtent depuis des mois sur le scandale dit du « Qatargate », dans lequel sont impliqués au moins trois collaborateurs du premier ministre soupçonnés d’avoir perçu des centaines de milliers de…
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