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Une panne électrique à l’arrêt Auber a interrompu le trafic dès 05h45 ce lundi sur la ligne la plus chargée du réseau francilien, entre Nation et Charles de Gaulle-Étoile. Les usagers ont vécu une journée noire.
«Maudit sois-tu, RER A !», témoigne un voyageur sur le réseau social X ce lundi 9 décembre, journée noire dans les transports parisiens. Le RER A, ligne la plus fréquentée du réseau, a été interrompu une bonne partie de la journée sur son tronçon central dans Paris, entre Nation et Charles de Gaulle-Étoile. «Le trafic reprend progressivement entre Nation et Charles de Gaulle-Etoile mais reste très perturbé sur le reste de la ligne», a annoncé la RATP vers 20h00. L’opérateur avance une «panne électrique à Auber», survenue tôt ce matin, vers 05h45. Auprès du Figaro, il précise qu’il s’agit d’une rupture de caténaire, qui a également entraîné «une fuite d’eau importante à proximité du train», le câble ayant endommagé une canalisation en étant arraché. «Une enquête interne est en cours pour déterminer les circonstances de l’incident», ajoute l’opérateur.
L’heure de reprise du trafic avait d’abord été estimée à 08h00 et repoussée trois fois dans la matinée, avant d’être annoncée à 18h00 et finalement à 21h00. «Les équipes techniques sont à pied d’œuvre et pleinement mobilisées pour permettre la reprise du trafic dans les meilleurs délais et en toute sécurité», assure la RATP. Il a d’abord fallu évacuer les passagers du train ayant arraché la caténaire et maîtriser la fuite d’eau, avant de pouvoir intervenir pour remplacer les câbles arrachés. «L’intervention est rendue très complexe en raison de la configuration des lieux, les équipes interviennent directement depuis la toiture du train, dans des espaces très restreints et sous tunnel», explique la RATP. Il faudra ensuite rapatrier le train à l’atelier puis réaliser des tests de circulation avant de rouvrir la ligne.
Lignes de métro renforcées
À lui seul, le RER A transporte chaque jour 1,4 million de voyageurs, sur un axe structurant traversant Paris d’Est en Ouest. Son interruption en pleine heure de pointe matinale a provoqué des bouchons dans les stations parisiennes et un report sur les lignes de métro parallèles, notamment la 1 qui suit le même trajet et, dans une moindre mesure, la 14. La RATP conseille par ailleurs «aux voyageurs qui le peuvent d’éviter Châtelet – Les Halles en raison de forte affluence». Plus de 200 agents ont été mobilisés pour assurer la gestion des flux, assure l’opérateur, et les lignes de métro 1 et 14 «ont été renforcées».
Sur les réseaux sociaux, les voyageurs pris dans cette galère matinale ont partagé les images des escalators et couloirs bondés dans les gares du RER A. Pris d’assaut, le site de la RATP a dû mettre en place une file d’attente pour éviter d’être surchargé d’usagers cherchant des informations sur le trafic, qui ne fonctionnaient plus sur l’application en milieu de matinée. «À une semaine près, le RER E pouvait aider», a regretté l’association d’usagers Plus de trains, faisant référence au prolongement de cette ligne de Paris vers La Défense (que dessert aussi le RER A), qui n’ouvrira aux heures de pointe qu’à partir du 16 décembre.
De nombreux internautes profitent de l’incident pour pester contre les augmentations de tarifs des transports parisiens pour 2025. Comme annoncé fin novembre, le passe Navigo coûtera 88,80 euros à compter du 1er janvier, soit une hausse de 2,40 euros par rapport au tarif actuel (86,40 euros). Île-de-France Mobilités (IDFM), présidée par Valérie Pécresse, va proposer cette nouvelle grille tarifaire au vote des administrateurs le 11 décembre prochain. Le passe annuel passera lui à 976,80 euros, soit une hausse de 26,40 euros. «Ils veulent que je paye 88 euros pour ça ?», «On ne peut pas accepter une augmentation du prix du pass sans une amélioration du service», «Bonjour Valérie Pécresse j’espère que ta journée est aussi mauvaise que la situation du RER aujourd’hui», peut-on lire en vrac sur le réseau social X.
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