L’Ukraine doit s’attendre à « probablement » moins d’aide des Etats-Unis, annonce Donald Trump

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Donald Trump a affirmé que l’Ukraine devait s’attendre à « probablement » moins d’aide des Etats-Unis à son retour au pouvoir. Le président élu américain s’exprimait dans le cadre d’une interview diffusée dimanche 8 décembre sur la chaîne NBC News, mais enregistrée avant sa rencontre, samedi, à Paris, avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

« Oui, probablement, bien sûr », a répondu le futur président américain à la question de savoir si l’Ukraine devait se préparer à une diminution de l’aide des Etats-Unis lorsqu’il prendra ses fonctions le 20 janvier. Il a ensuite réitéré qu’il tentait de mettre un terme au conflit avec la Russie, mais a assuré ne pas avoir eu de contact « récemment » avec Vladimir Poutine, sans plus de précision : « Je ne veux pas dire quoi que ce soit qui pourrait entraver les négociations. » Il a appelé, dimanche, sur sa plateforme Truth Social, à « un cessez-le-feu immédiat » en Ukraine et au début des négociations entre les deux pays.

L’administration Biden, qui a annoncé, samedi, une aide estimée à 988 millions de dollars (934 milliards d’euros) à Kiev, s’évertue à accélérer ses efforts envers Kiev avant la passation des pouvoirs, et alors que les alliés européens de l’Ukraine craignent un désengagement des Etats-Unis dans ce conflit voire des pressions américaines pour un accord au détriment de Kiev.

Le futur président américain a également fait savoir que les Etats-Unis quitteront l’OTAN à moins que les Etats alliés ne contribuent davantage financièrement. « S’ils paient leurs factures et qu’ils nous traitent de manière juste, la réponse est : “Tout à fait, je resterai dans l’OTAN” », a-t-il déclaré, avant de répondre : « Tout à fait », à la question de savoir s’il envisageait de quitter l’Alliance atlantique dans le cas contraire.

Expulser tous les immigrés en situation irrégulière

Donald Trump a aussi déclaré qu’il tenterait de mettre fin au droit du sol aux Etats-Unis dès le premier jour de son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier, après avoir fait de l’immigration le thème majeur de sa campagne. « Vous savez que si quelqu’un pose un pied, juste un pied (…) sur notre territoire : “Félicitations, vous êtes désormais un citoyen des Etats-Unis d’Amérique” », a déclaré le futur président américain, alors que le droit du sol aux Etats-Unis concerne, en réalité, les personnes nées sur le territoire. Il a ensuite ajouté : « Nous allons y mettre fin parce que c’est ridicule. » Interrogé sur la question de savoir comment il abrogerait ce droit inscrit dans la Constitution, Donald Trump n’a pas apporté de précision.

Le président élu a également dit qu’à son retour au pouvoir, il s’efforcerait d’expulser des Etats-Unis l’ensemble des immigrés en situation irrégulière. « Je pense que nous devons le faire, et c’est dur, c’est une chose très compliquée à faire », a répondu le futur président, alors qu’on lui demandait si son projet était bien d’expulser au cours de ses quatre années de mandat toutes les personnes présentes aux Etats-Unis de manière illégale.

Il a par ailleurs déclaré ne pas pouvoir « garantir » que les droits de douane qu’il compte appliquer n’entraîneraient pas une augmentation des prix à la consommation pour les ménages américains, tout en réitérant être un « fervent partisan » de cette politique économique. Il a cependant assuré que les droits de douane « ne coût[aient] rien aux Américains ».

Donald Trump a d’ores et déjà promis des droits de douane de 25 % contre le Canada et le Mexique, deux des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, théoriquement protégés par un accord de libre-échange. Il a aussi menacé Pékin d’augmenter considérablement les droits de douane sur les marchandises en provenance de Chine, au moment où les deux pays rivalisent pour une domination technologique mondiale.

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Lors du premier mandat de Donald Trump, le bras de fer avait été particulièrement virulent puisqu’il avait alors lancé une guerre commerciale avec la Chine. Celle-ci devrait se poursuivre lors de son second mandat, le républicain souhaitant inciter les entreprises à rapatrier tout ou partie de leur production aux Etats-Unis.

Le Monde avec AFP

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