PORTRAIT – Ce passionné de politique est en passe de devenir le deuxième homme fort du pays, après des négociations de coalition qu’il a menées d’une main de maître.
Lars Klingbeil a fêté ses 47 ans le jour des élections législatives. Amère soirée. À la fermeture des bureaux de vote, son parti, le SPD, qu’il codirige depuis trois ans, enregistrait le plus mauvais score électoral de son histoire (16,4 %). Mais deux mois et demi plus tard, ce géant du nord de l’Allemagne, au visage poupin barré d’un franc sourire, savoure enfin son cadeau d’anniversaire. Il est en passe de devenir le deuxième homme fort de l’Allemagne après des négociations de coalition qu’il a menées d’une main de maître, décrochant sept portefeuilles pour son parti, dont le prestigieux et puissant ministère fédéral des Finances.
Une belle « place au soleil » ironisait le magazine Der Spiegel hier : sur la photo de présentation des ministres sociaux-démocrates, Lars Klingbeil est le seul à ne pas se tenir dans l’ombre du bâtiment de briques rouges. Éclipsés également, les autres poids lourds du parti. À l’exception notable de Boris Pistorius qui conserve son poste à la Défense…
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