La ministre de la Transition écologique reconnaît ce dimanche matin une «responsabilité collective» et affirme que l’État «n’est pas là pour ne rien faire».
«Nous devons reprendre en main nos finances publiques», assure ce dimanche matin la ministre de la Transition écologique. Agnès Pannier-Runacher s’aligne ainsi sur l’entretien de François Bayrou accordé au JDD, qui n’écarte «aucune possibilité», dont celle du référendum, pour adopter un ensemble de mesures visant à réduire le déficit des finances publiques et la dette.
Le chef de l’État s’est engagé à présenter «un plan cohérent, avec des propositions claires, lisibles». Pour Agnès Pannier-Runacher, il faut «prendre à bras-le-corps la question de nos finances publiques» car la situation de la France «crée une dépense vis-à-vis de l’extérieur». «En 2017, nous avions travaillé à réduire nos déficits publics», rappelle par ailleurs la ministre. Elle reconnaît toutefois une «responsabilité collective» et affirme que l’État «n’est pas là pour ne rien faire».
«Rendre la parole aux Français»
Si le référendum est encore une option pour le gouvernement, Agnès Pannier-Runacher souligne que cette initiative «permet d’associer tous les Français». «C’est une option pour rendre la parole aux Français, nous pouvons aussi le faire avec le Parlement», complète la ministre sur Europe 1. Chargée de l’Industrie de juillet 2020 à mai 2022, elle estime «qu’il faut un plan d’ensemble» pour le pays, qui passerait notamment par une «réindustrialisation».
Parmi les pistes de l’exécutif, elle rappelle également le «choc de simplification», soulignant que les Français «sont les premières victimes d’une complexité administrative». Concernant les services publics, comme l’école ou l’hôpital, Agnès Pannier-Runacher reconnaît «un sentiment de frustration» de la part des Français, dont certains sont «empêchés dans l’exercice de l’activité». «Il est plus difficile de trouver des services d’urgence qui fonctionnent, donc il faut trouver de l’impact», précise la ministre.
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