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La CGT et la CFDT plaident pour une nationalisation de l’entreprise, afin de «maintenir l’activité». Dans son plan, Arcelor Mittal prévoit la suppression de 636 postes dans le nord de la France.
La direction d’ArcelorMittal sera convoquée «dans les deux ou trois semaines» devant une commission d’enquête parlementaire au sujet de sa décision de supprimer 600 postes en France, a indiqué jeudi à Dunkerque le député écologiste Benjamin Lucas. «Nous avons décidé hier de convoquer la direction d’ArcelorMittal, qui va devoir sous serment répondre aux questions que vous avez posées sur cette décision de licenciement massif qui n’a aucune justification économique», a déclaré Benjamin Lucas en marge d’une manifestation à l’occasion du 1er mai.
Une commission d’enquête parlementaire sur les défaillances des pouvoirs publics face à la multiplication des plans de licenciements a été lancée en mars sur demande du groupe écologiste à l’Assemblée nationale. «Nous allons demander» au géant sidérurgique «de rendre des comptes» car «il y a 400 millions d’euros de dividendes versés par an aux actionnaires d’ArcelorMittal», et des «centaines de millions d’euros d’argent public», a-t-il indiqué. La commission compte aussi «convoquer le gouvernement pour lui mettre la pression», a-t-il ajouté. L’audition devant la commission d’enquête parlementaire est prévue «dans les deux ou trois semaines maximum», a-t-il précisé, proposant au président d’ArcelorMittal de se présenter devant la commission «dès mardi prochain».
Cette annonce s’ajoute à celle du patron des députés PS Boris Vallaud, qui a précisé ce jeudi le dépôt d’une proposition de loi de mise «sous tutelle» de l’État du site d’ArcelorMittal à Dunkerque, fustigeant les suppressions de postes prévues par le sidérurgiste qui n’a pas «respecté ses engagements». «ArcelorMittal n’a pas seulement plongé des territoires et des salariés dans l’incertitude et la crainte. Le groupe n’a, une nouvelle fois, pas tenu parole ni respecté ses engagements», critiquent dans une tribune au Huffington Post le président du groupe et le député PS du Nord Julien Gokel.
«Une nationalisation temporaire ou durable»
Pour le 1er mai plusieurs responsables de la gauche, dont Boris Vallaud, ont manifesté ce jeudi à Dunkerque. Pour la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, «il faut qu’il y ait une vraie politique industrielle à l’échelle européenne (…) Il faut pouvoir maintenir les emplois, l’activité». Selon la syndicaliste, la nationalisation de l’entreprise «peut faire partie» des possibilités mais «ce n’est pas forcément la seule». Même constat pour la cheffe de la CGT, Sophie Binet, pour qui «il faut une réponse très forte au niveau français et au niveau européen. Nous demandons la nationalisation».
Le groupe PS à l’Assemblée déposera «dans les prochains jours une loi d’urgence», visant à «mettre sous tutelle de l’État le site d’ArcelorMittal de Dunkerque», annoncent Boris Vallaud et Julien Gokel. Cette loi, dont l’examen n’est à ce stade pas programmé au Parlement, obligerait «l’entreprise à y poursuivre l’activité et à préserver l’emploi, y compris à perte, pendant une période donnée», pour «trouver un repreneur», des «investisseurs» ou «mettre en œuvre une nationalisation partielle». Ils appellent aussi à «conditionner toute nouvelle aide publique», voire à la convertir en cas de manquements en «actions et en droits de votes doubles» pour que l’État pèse de l’intérieur sur les décisions stratégiques du groupe, qu’ils accusent de n’avoir «consenti aucun investissement substantiel sur l’outil de production en France depuis 2013», malgré les aides publiques engrangées.
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