CONTRE-POINT – L’alternative ne dépend en rien des intentions ou des calculs éventuels des deux figures du Rassemblement national qui ont en commun d’être toutes les deux en tête des différents sondages.
Parler de 2026 pour occulter 2027. C’est ce qu’a fait Marine Le Pen pour éviter d’aborder de front la question de la candidature à l’élection présidentielle soutenue par son parti. Sous l’apparence de l’évidence – les municipales ont bien lieu avant la présidentielle – pointe un aveu d’impuissance.
Évidemment, tout scrutin compte mais les municipales ne sont pas les élections qui s’annoncent comme les plus favorables au Rassemblement national. Il peut grappiller une poignée de mairies, voire conquérir une nouvelle commune de plus de 100.000 habitants comme Toulon. Mais pas plus que Renaissance ou LFI, le RN ne peut « gagner » les municipales alors qu’il aurait pu, sans « front républicain », gagner les législatives et que, fort d’une nouvelle progression au premier tour promise à ce jour par les sondages, il peut gagner la présidentielle.
Mobiliser pour les municipales c’est donc dire qu’il n’y a pas lieu de parler avant un an du sujet qui fâche, l’éventuel remplacement de Marine…
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