REPORTAGE – Chaque nuit, des foules immenses viennent défier le pouvoir pro-russe sur l’avenue centrale de la capitale, Tbilissi.
Pour la première fois en une semaine, toute l’avenue Roustavéli de Tbilissi est restée relativement calme et presque silencieuse, dans la soirée du mercredi 4 décembre. Il y avait deux fois moins de monde – peut-être 25.000 personnes – que lors du week-end précédent. Et aucun feu d’artifice, les autorités ayant fait fermer les magasins de la capitale géorgienne les vendant. Le mouvement, qui s’est enclenché le jeudi 28 décembre, après l’annonce du premier ministre Irakli Kobakhidzé du gel du processus d’intégration de la Géorgie à l’UE, avait harcelé chaque nuit les forces de maintien de l’ordre avec ces feux d’artifice. Sous les colonnades et dans les rues adjacentes du Parlement, ces gerbes de couleur qui éclataient juste au-dessus de la tête des forces de sécurité déclenchaient les « oh » et les « ah » de la foule, entrecoupés de slogans scandés en chœur, comme « Roussebo » (« Russes ») ou « monebo 
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