Keiko Suyama, rites de massage

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Cet article est tiré de notre supplément « Le Goût de M », consacré au Japon, en vente sur la boutique du Monde.

Il y a vingt-quatre ans, après des études de philosophie et de design dans une école de mode, Keiko Suyama délaissait l’effervescence tokyoïte pour s’installer à Paris. Très vite, elle y rencontre son futur mari, Sadaharu Hoshino, un designer japonais qui assiste alors le styliste anglais Alexander McQueen. Ensemble, ils fondent une marque de prêt-à-porter, ES Orchestres. « Une proposition vraiment avant-gardiste, mais, même si nous étions passionnés, le rythme était très intense, très dur. On travaillait sept jours sur sept et je suis tombée malade », raconte Keiko Suyama.

La crise financière de 2008 imposant un autre coup d’arrêt à la marque, c’est dans le secteur de la beauté que la jeune femme se réinvente. « Le fondateur d’une marque de niche japonaise, Slim Cera, m’a demandé de l’aider à se développer en Europe. Lorsque je gérais le développement d’ES Orchestres, c’était très compliqué d’obtenir des rendez-vous avec les acheteurs des magasins. Et, là, surprise, tout était facile ! Il n’y avait qu’un seul produit à vendre, un roller massant pour le visage, mais tout le monde se montrait intéressé… »

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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