ANALYSE – S’il s’est rendu à Strasbourg, à Marseille et à Ajaccio, François n’a jamais gratifié la «fille aînée de l’Église» d’une «visite officielle». Pas plus d’ailleurs qu’il ne s’est vraiment entendu avec le président.
C’est son « en même temps » à lui. Avec trois voyages en douze ans, la France est le pays européen – hors Italie – que François a le plus visité durant son pontificat (2013-2025). Pour autant, s’il s’est rendu à Strasbourg (2014), à Marseille (2023) et à Ajaccio (2024), le souverain pontife a veillé à ne jamais gratifier la « fille aînée de l’Église » d’une « visite officielle », un statut protocolaire et diplomatique certes honorifique mais aussi très symbolique. Cette relation particulière tient, entre autres raisons, au fait que Jorge Mario Bergoglio soit le premier pape non européen depuis treize siècles.
Argentin né à Buenos Aires, il n’a pas souhaité entretenir la nostalgie de l’âge d’or d’un Vieux Continent christianisé, mais a préféré se tourner vers d’autres régions du monde, pour que la charité profite d’abord et avant tout aux plus défavorisés. Y compris, parfois, dans le monde musulman, au nom d’un dialogue interreligieux dont il se voulait le héraut.
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