Après la censure du gouvernement Barnier, Marine Le Pen assure que ce n’est pas «une victoire»

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Contrairement à Jean-Luc Mélenchon et à la France insoumise, Marine Le Pen n’entend pas demander la démission d’Emmanuel Macron. Mais, selon elle, «il est le grand responsable de la situation actuelle».

Marine Le Pen a donc censuré le gouvernement de Michel Barnier. Voilà maintenant venu le temps des explications. Invitée au journal télévisé du 20h de TF1, la présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national (RN) s’est en réalité presque excusée d’avoir dû voter, comme 331 autres députés, la motion de censure, déposée par la gauche, qui a renversé le gouvernement.

«Je ne considère pas que ce soit une victoire», a assuré la députée RN du Pas-de-Calais, avant d’enchaîner : «Il n’y avait pas d’autre solution que cette solution-là». Marine Le Pen a rappelé les trois «promesses» que Michel Barnier n’a, selon elle, pas respectées : la «justice fiscale», la «maitrise des comptes publics» et de «coconstruire le budget avec les oppositions». Mais elle assure : le vote de la motion de censure, ce n’était «pas de gaîté de coeur»

«Je le regrette», appuie Marine Le Pen. «Monsieur Barnier, il suffisait qu’il accepte de ne pas taper sur les retraités pour que cette situation n’existe pas», affirme la triple candidate du RN à la présidentielle. 

Macron «grand responsable»

Marine Le Pen déclare se projeter sereinement vers les prochaines étapes : la nomination d’un nouveau premier ministre, et l’élaboration d’un nouveau budget. «Tout le catastrophisme que l’on entend depuis des jours va mal vieillir, et il va mal vieillir vite», fait-elle valoir. «Nous allons co-construire – pas seulement avec le Rassemblement national, avec l’ensemble des forces présentes à l’Assemblée nationale – un budget qui soit acceptable pour tous, et c’est ce budget-là qui s’appliquera aux Français», affirme-t-elle.

Contrairement à Jean-Luc Mélenchon et à la France insoumise, Marine Le Pen n’entend pas demander la démission d’Emmanuel Macron. Mais, selon elle, «il est le grand responsable de la situation actuelle». La candidate «naturelle» du RN à la prochaine présidentielle, en danger d’inéligibilité dans son procès dit «des assistants parlementaires du FN», estime tout de même que la «pression» sur le chef de l’Etat «sera évidemment de plus en plus forte» si «on ne prend pas la voie du respect des électeurs».

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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