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Ravagé par les flammes lundi soir, le site traitait les déchets recyclables de quatre arrondissements parisiens et neuf communes voisines, soit 45.000 tonnes d’emballages par an.
Que va-t-on faire des déchets des Franciliens après l’incendie du centre de tri du 17e arrondissement de Paris ? La question se pose alors que le site, qui triait chaque année 45.000 tonnes d’emballages du bac jaune pour les préparer au recyclage, a été presque entièrement détruit par les flammes ce lundi. Quatre arrondissements parisiens (8e, 17e et une partie du 9e et du 16e), ainsi que neuf communes voisines, y déversaient leurs emballages recyclables. Soit «plus de 900.000 habitants», selon le Syctom, qui gère le traitement des déchets à Paris et en petite couronne.
Les collectes ont déjà dû être réorganisées en urgence lundi soir, l’incendie s’étant déclaré peu avant 20 heures, explique le Syctom. «Les déchets vont continuer à être recyclés», a assuré le président de l’agence métropolitaine, Corentin Duprey, sur BFMTV. Pour cela, deux centres de tri du Syctom sont mobilisés : celui de Romainville (Seine-Saint-Denis) accueille les déchets des quatre arrondissements parisiens, et celui de Nanterre (Hauts-de-Seine) les déchets de trois villes des Hauts-de-Seine. Les six autres communes verront, elles, leurs déchets envoyés dans un centre de tri privé au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).
Collecte des déchets rallongée
«Ça aura à l’évidence des répercussions sur les modalités d’organisation des collecteurs, qui devront aller ailleurs», a prévenu lundi soir Corentin Duprey. «Cela va rallonger une partie de la collecte avec des temps de trajet plus longs» pour les éboueurs jusqu’aux autres centres de tri, confirme au Figaro Geoffroy Boulard, le maire (LR) du 17e arrondissement parisien. Pour limiter ce problème, l’édile indique avoir «demandé à la mairie de Paris des moyens supplémentaires», notamment des bennes plus capacitaires pour avoir moins d’allers-retours à effectuer.
Du temporaire qui risque de durer : au vu de l’état du centre de tri après l’incendie, il faudra probablement des mois voire des années pour le redémarrer. Sur le long terme, le Syctom explique compter sur «un plan alternatif de traitement des flux pour pallier l’arrêt du centre et assurer la continuité du service public dans les mois à venir».
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