PORTRAIT – Ce soignant, qui a mené de front médecine et scène, appuie sa pratique sur ce que la danse lui a permis d’expérimenter.
L’homme arrive avec cette demi-heure de retard qui sied aux grands médecins. Il saisit l’attention de l’auditoire de l’amphithéâtre de la faculté Saint-Antoine avec une agilité et un charisme de danseur. Qu’il est, par ailleurs. Certes, il ne prétend pas soigner ses patients par la danse. Il a néanmoins invité le chorégraphe Alexandre Roccoli à concevoir dans son service à l’hôpital des ateliers de danse thérapie.
Né au Maroc et élevé à Clermont-Ferrand, il a regardé ses sœurs au cours, trouvé de l’intérêt à voir des ballets et commencé lui-même l’expression corporelle, avant de monter à Paris suivre ses études de médecine à Necker et de danse à la très réputée Académie Chaptal. « J’y prenais le cours tous les jours. J’aménageais mes stages et gardes de médecin autour de ça. La danse comme la psychiatrie me sont venues naturellement : j’avais l’impression de reconnaître une langue familière. La rigueur n’était pas pour moi une fin en soi, obsessionnelle et sacrificielle. Elle s’apparentait…
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