CRITIQUE – De retour de la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, l’écrivain publie un beau roman à portée philosophique sur la tentation de l’aventure, sur ses exaltations et… ses mirages.
Quand il ne se trouve pas du côté de Goris, en Arménie, à surveiller les lignes azéries aux côtés de soldats qui luttent contre l’expansionnisme du dictateur Aliev, il écrit des romans, des nouvelles ou des essais. Non, il ne s’agit pas de Sylvain Tesson, mais de Patrice Franceschi. Entre les deux hommes, qui sont amis, existent de nombreux points communs : goût du voyage, plaisir du risque, recherche de l’exploit physique et… passion intransigeante pour la littérature. Quelques différences aussi : Franceschi est un marin dans l’âme, doté de l’esprit militaire, quand Tesson, rétif à toute forme d’autorité, vit avec la varappe au bout des doigts.
Le nouveau roman de Franceschi tient du conte fantastique autant que du récit onirique et de la réflexion métaphysique. On y voit un frère et une sœur, accompagnés d’une vieille dame étrange, partir à la recherche de « la mer de toutes les mers », qui ne figure sur aucune carte du monde, mais que le poète Pindare aurait atteinte sous…
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