RÉCIT – Au lendemain d’une décision judiciaire sans précédent, l’Assemblée nationale s’est enflammée, ce mardi, sur la condamnation de Marine Le Pen.
« Madame la présidente. » Il n’est pas encore 15 heures, dans l’Hémicycle de l’Assemblée nationale quand le député RN Christophe Barthès lance cette phrase, d’habitude prononcée par un huissier à l’arrivée de la présidente du Palais Bourbon. Piégés, quelques parlementaires, et même des ministres, se lèvent comme le veulent les usages. Éclats de rire sur les bancs du Rassemblement national. Marine Le Pen, se lève, mime une fessée en regardant, tout sourire, son député, et se rassoit, pendant que ses troupes applaudissent la « bonne blague », dixit l’un d’entre eux, du parlementaire. Pour la bonne ambiance, c’est à peu près tout. Ce mardi, la condamnation de la double finaliste à l’élection présidentielle à quatre ans de prison dont deux ans ferme, 100.000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité avec application immédiate, a électrisé l’Assemblée nationale tout au long de la journée.
Une tension qui s’est révélée particulièrement forte au cours des traditionnelles questions au gouvernement…
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