«Trop de haine et pas assez de modération» : la CFDT et sa dirigeante quittent le réseau social X, ex-Twitter

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Le premier syndicat français emboîte le pas à de nombreux acteurs ayant choisi de geler leurs comptes sur la plateforme américaine, dont la modération défaillante est pointée du doigt.

Contre la «haine», le premier syndicat de France emboîte le pas à plusieurs acteurs et quitte le réseau social d’Elon Musk. Ce mardi, la CFDT a annoncé son départ prochain de X, ex-Twitter, ainsi que celui de sa patronne, Marylise Léon. Les deux comptes cesseront donc d’être actifs, dès mardi 3 décembre après-midi.

«Nous considérons qu’il y a trop de haine et pas assez de modération et de régulation sur ce réseau social, on ne souhaite donc pas continuer à s’y exprimer», se justifie le syndicat, suivi par 58.000 personnes, par la voix de sa secrétaire générale, qui rassemble elle-même quelque 10.300 abonnés. Ce départ de la plateforme rachetée en 2022 par le milliardaire Elon Musk est loin d’être anodin : si les comptes de la centrale et de sa dirigeante ne rassemblent respectivement que 58.000 et 10.300 abonnés, X reste un canal de diffusion important, fréquenté par quelque douze millions d’usagers, selon des données citées par BNP Paribas.

La CFDT emboîte en réalité le pas à de nombreux acteurs ayant choisi de geler leurs comptes sur la plateforme américaine, dont la modération défaillante est pointée du doigt. The Guardian, Sud-Ouest, Greenpeace France, La Vanguardia… Une vague de départ a eu lieu, ces derniers mois, alors que X est accusé de laisser prospérer la désinformation et les contenus répréhensibles. Récemment, le quotidien français Ouest-France a ainsi mis ses comptes en sommeil, qualifiant le réseau social de «zone où le droit n’est pas appliqué». «Par les tensions qui y demeurent et le manque de vigilance face aux débordements, X contribue également à l’empoisonnement du débat public, pourtant vital à la démocratie», se justifiait le groupe.

L’exemple de la CFDT fera-t-il des émules au sein des autres syndicats ? L’organisation souhaite en tout cas se concentrer sur les concurrents de X, Bluesky et Threads. Qui profitent, tous les deux, des errements de la plateforme, particulièrement critiquée depuis la réélection de Donald Trump, début novembre.


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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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