«Donald Trump ne respecte que les autocrates et les multimilliardaires» : Thierry Breton tire les leçons du «basculement» de l’Amérique

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Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat, l’ancien commissaire européen a appelé « à faire preuve d’un esprit de résistance ».

« L’Europe se retrouve seule, face à la fois à la Chine, la Russie et les États-Unis. » Invité dimanche du «Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat», Thierry Breton, l’ancien commissaire européen au marché intérieur, a situé d’emblée l’importance du « basculement » actuel, marqué par l’irruption de Donald Trump dans le camp des adversaires déterminés de l’Union européenne (UE). Pour celui qui fut également ministre de l’Économie, si Washington demeure un allié dans le cadre de l’Otan, pour le reste, il est un rival à part entière. Thierry Breton prend bien soin de souligner que la phase qui s’ouvre du « Trump 2 » est différente du « Trump 1 », avec cette émergence d’un courant libertarien, porté par des puissants hommes d’affaires, qui signifie la négation de l’État de droit. « Donald Trump ne respecte que deux catégories de personnes, les autocrates, et encore les plus forts, et les multimilliardaires. »


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Des garanties de sécurité par une « Europe des nations »

Précisément, face à Vladimir Poutine et l’évolution de la guerre en Ukraine, Thierry Breton rappelle que la nécessité de se mobiliser dépasse l’UE. « L’esprit de résistance » auquel il appelle est celui d’une « Europe des nations », qui devra jouer un rôle en matière de « garantie de sécurité » quand les armes se seront tues. En attendant, l’intéressé, qui y avait œuvré lors de son mandat de commissaire, insiste sur la primauté de l’effort du réarmement et sur la nécessité pour une industrie européenne de dégager un « leadership ». À l’échelle de la France, Thierry Breton ne conteste pas le socle majeur de la protection sociale mais suggère d’étudier des pistes pour optimiser cette protection afin de dégager des moyens supplémentaires pour réarmer le pays.

Quant à la guerre commerciale, l’autre affrontement majeur, l’ancien commissaire européen voit tôt ou tard une certaine normalité reprendre le dessus. Non pas que les positions de départ soient moins tranchées mais il pourrait y avoir des « deals » pour apaiser les tensions.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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