RÉCIT – Le bras de fer de 2018 entre le «roi du deal» et les Européens avait été épique. Le président américain réactive les batailles lancées durant son premier mandat mais change d’échelle.
Dans la soirée du 28 février 2018, deux hommes s’entretiennent dans le Bureau ovale avec Donald Trump. Il s’agit de son secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, et de son conseiller Peter Navarro. Deux idéologues du protectionnisme. Ils ont réussi à voir le président des États-Unis sans le camp d’en face, celui des «globalistes». Gary Cohn, ancien PDG de Goldman Sachs devenu président du conseil économique du président, et Steve Mnuchin, ex-Goldman Sachs également et devenu secrétaire au Trésor, ne sont ni présents, ni même informés. Personne n’est là pour retenir Donald Trump de déclencher sa première guerre commerciale, celle qui lui tient le plus à cœur, et elle concerne l’acier et l’aluminium.
«Pour la première fois depuis des lustres, vous serez protégés», dit le président aux patrons qu’il réunit le lendemain à la Maison-Blanche. Ce 1er mars 2018, les États-Unis annoncent 25% de droits de douane sur les importations d’acier, et 10% sur celles d’aluminium. À la fin de la semaine, Gary Cohn…
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