DÉCRYPTAGE – Le tribunal d’Alger a été plus clément, jeudi 27 mars, que le procureur envers l’écrivain franco-algérien détenu depuis le 16 novembre 2024. Emmanuel Macron en appelle maintenant à « l’humanité des autorités ».
« Il faut reconnaître qu’Alger a cherché à apaiser la situation à tous les niveaux. » À Paris, ceux qui suivent au jour le jour l’évolution de l’affaire Boualem Sansal ne cachent pas leur soulagement. « Alors qu’il avait été initialement pris en charge par le pôle judiciaire spécialisé dans la lutte antiterroriste et du crime organisé, il a finalement comparu devant un tribunal correctionnel. Alors qu’il risquait la réclusion à perpétuité, le procureur n’a requis que dix ans de prison, et la peine prononcée s’est réduite à cinq ans. Honnêtement, on a de quoi être optimistes sur une fin heureuse à court terme… »
Jeudi 27 mars, le tribunal de Dar El Beida, à Alger, a condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de 500.000 dinars (environ 3500 euros) l’écrivain franco-algérien de 80 ans, détenu en Algérie depuis le 16 novembre 2024.
Son procès, il y a une semaine, avait pris de court ceux qui s’attendaient à une instruction plus longue. Tenu sans annonce préalable, il avait…
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