DÉCRYPTAGE – Mise sous pression par Donald Trump, la République islamique cherche à s’en remettre à son allié russe. Un pari incertain tant la méfiance est ancienne entre Téhéran et Moscou.
Affaiblies diplomatiquement et menacées par Israël et les États-Unis, les autorités iraniennes ont les ressortissants étrangers dans le collimateur. « Ce n’est pas le moment de se promener à Téhéran, le pouvoir est à cran », reconnaît un Franco-Iranien, qui n’y va plus. « C’est extrêmement risqué », confirme le chercheur irano-allemand Adnan Tabatabai basé à Berlin, qui, lui, s’y rend encore.
Malgré les avertissements de l’ambassade de France que « tout Français en ville est un otage potentiel », une poignée de Franco-Iraniens vont et viennent encore en République islamique. Certains ont eu la désagréable surprise de dénicher un mouchard sous leur voiture.
« C’est pour cela que le calendrier de la libération d’Olivier Grondeau (le 17 mars) et d’un autre Français, assigné jusque-là à résidence à Téhéran, paraît incongru », relève un expert de la relation franco-iranienne. « Les Iraniens étant, selon lui, remontés contre les Occidentaux, cela n’a aucun sens de les avoir…
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