Crashs des 737 Max : Boeing convoqué devant un jury populaire

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Un juge fédéral de l’État du Texas a fixé au 23 juin l’ouverture d’un procès au pénal contre Boeing, dans l’affaire des deux catastrophes d’octobre 2018 et de mars 2019 qui ont fait 346 morts.

Boeing doit rendre des comptes devant le peuple américain. Ainsi en a décidé Reed O’Connor, le juge fédéral de l’État du Texas, en charge des deux crashs de 737 Max, d’octobre 2018 et mars 2019 (346 morts au total). Le juge a fixé au 23 juin l’ouverture d’un procès au pénal, devant un jury populaire. Le juge a aussi annulé la date butoir (11 avril), à laquelle le géant américain et le ministère de la Justice (DoJ) devaient l’informer de leurs avancées concernant un accord de plaider-coupable, pour avoir trompé les autorités de la sécurité aérienne lors de la certification du 737 Max.

Un accord de 2021 bafoué

Mis sur la table depuis juillet 2024, cet accord devait justement éviter à Boeing des poursuites devant les tribunaux. La décision du juge texan a surpris. Pourtant, le scénario était écrit depuis que Boeing a tenté de faire annuler l’accord avec le DoJ, comme l’a révélé le Wall Street Journal en début de semaine. Cela, après que Boeing a bafoué un premier accord datant de 2021, aux termes desquels il s’était engagé à améliorer la qualité de sa production et du contrôle qualité.

Or le grave incident survenu en janvier 2024 à bord d’un 737 Max d’Alaska Airlines (une porte s’était décrochée du fuselage après le décollage) avait montré que ce n’était pas le cas. Aux termes de ce nouvel accord, Boeing doit, pendant trois ans, être soumis à la vérification in situ, par un « tiers de confiance » (trustee), de la mise en œuvre de l’amélioration de la production et du contrôle qualité, dans lesquelles il doit investir 455 millions de dollars. Et payer une amende de 244 millions. Boeing ne voulait pas de cette mise sous surveillance. Le procès pourrait lui coûter bien plus : les verdicts populaires étant bien plus sévères que le DoJ. Mais un nouveau rebondissement n’est pas exclu dans cette affaire.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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