REPORTAGE – Sur le modèle des plénums dans les facultés, ces expériences de démocratie directe lancent un défi aux institutions publiques.
Un vote à main levée, de nuit et en pleine rue. Plusieurs centaines de citoyens de Zvezdara, un arrondissement du centre de Belgrade, se sont réunies en « zbor » (« assemblée »), samedi 22 mars au soir, devant la mairie. Une assemblée populaire dans la lignée des plénums mis sur pied par les étudiants, qui occupent toujours près de 80 facultés et dont le mouvement ne cesse de s’étendre. Les citoyens rejoignent ainsi l’expérience de « démocratie directe » lancée par les étudiants, répondant à leur « Lettre au peuple de Serbie » publiée le 9 mars. Cinq mois après le début de la révolte, le défi aux autorités s’étend aux communes.
Déclenchée par l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad le 1er novembre 2024, la vague de colère exigeant « responsabilité et justice » a atteint son paroxysme le 15 mars, lors d’un rassemblement qui a réuni des centaines de milliers de manifestants dans la capitale. « Tous les citoyens sont porteurs de la souveraineté et doivent…
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