À l’occasion de la présentation de son nouveau livre jeudi 20 mars à Madrid, l’actrice s’est à nouveau exprimée sur ses anciens tweets jugés islamophobes, usant de métaphores pour affirmer que ses propos ont été mal interprétés.
À force de justifications, Karla Sofía Gascón arrivera-t-elle à apaiser les tensions ou risque-t-elle de les voir se propager ? Interrogée à l’occasion de la promotion de son livre biographique Lo que queda de mi (Ce qu’il reste de moi), l’actrice d’Emilia Pérez, accusée d’islamophobie en raison d’anciens tweets qu’elle a publiés entre 2016 et 2023, a pris une nouvelle fois la parole publiquement pour tourner en dérision les accusations qui la visaient.
« Je vais vous donner le titre de vos papiers. Je suis moins raciste que Gandhi et moins Vox qu’Echenique (en référence à Pablo Echenique, du parti d’extrême gauche Podemos) » a déclaré Karla Sofía Gascón lors d’un entretien avec plusieurs médias jeudi 20 mars à Madrid. L’actrice qui présentait son livre, n’a pu esquiver les questions des journalistes sur sa récente polémique. En janvier, des publications de l’actrice datant de 2016 et 2023 ont refait surface, contenant des propos jugés islamophobes et racistes. Ces révélations ont conduit Netflix à l’écarter des campagnes promotionnelles du film Emilia Pérez aux États-Unis.
« J’ai été crucifiée. »
Karla Sofía Gascón
L’actrice nommée aux Oscars a précisé qu’elle n’avait aucun respect pour le « fanatisme, le terrorisme et toutes les choses horribles qui sont faites au nom de Dieu ou de la religion ». Elle avait présenté ses excuses en janvier dans un communiqué transmis par Netflix à l’AFP. «J’ai dit des choses que, à un autre moment, dans un autre contexte, je n’aurais peut-être pas dites. J’ai été mal interprétée, j’ai été pointée du doigt, j’ai été crucifiée (…) Je ne leur permettrai pas de juger toute ma vie », a-t-elle ajouté jeudi au journal El País .
Dans son livre, une réédition révisée des mémoires qu’elle a publiés en 2018 au Mexique après avoir achevé sa transition de genre, l’héroïne d’Emilia Pérez revient sur sa vie, avec certains épisodes fictifs : « son enfance et son adolescence dans un quartier populaire, la découverte de l’amour, ses débuts dans le monde artistique, les joies du succès comme acteur au Mexique, la naissance de sa fille en Espagne, sa transformation en femme et l’échec de la relation tumultueuse qui le pousse finalement à se suicider », détaille le quotidien espagnol. «Les lecteurs devront deviner quels épisodes du livre sont vrais », déclare Karla Sofía Gascón.
Le livre sortira mardi 25 mars, mais selon l’éditeur les 3 000 exemplaires de la première édition sont pratiquement tous précommandés.
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