EXCLUSIF – Alors que se rapproche l’échéance judiciaire, dans l’affaire des eurodéputés du RN, l’élue du Pas-de-Calais est allée rendre visite au président tchadien. Elle s’est confiée au Figaro Magazine, évoquant les sujets de fond et d’actualité.
« On mange du sable », s’amuse Marine Le Pen, juchée sur ses hauts talons qui s’enfoncent dans le sol mouvant du désert. Le vent emporte sa voix vers les roches de quartz. Devant le chantier d’un abattoir à chameaux qu’on lui fait visiter, la députée du Pas-de-Calais aperçoit des ouvriers dans un nuage de sable rouge : « Pas très facile de travailler dans ces conditions climatiques », hasarde-t-elle. Ici, près de la frontière qui sépare le Tchad du Soudan que les puissances coloniales ont tracé d’un trait de règle lors de la conférence de Berlin en 1885, l’élue RN savoure son coup politique : en début d’après-midi, elle sera reçue par le chef d’État en sa demeure d’Amdjarass, fief de la famille Déby qui règne sans partage sur ce pays d’Afrique centrale depuis 1991.
Tout un symbole : deux mois après le renvoi brutal des troupes françaises du Tchad, qui a soldé une coopération de défense vieille de 62 ans, Marine Le Pen est venue « retisser les liens d’amitié »
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