Blanche-Neige, ce énième remake sans magie signe-t-il la fin des live action Disney ?

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REVUE DE PRESSE – Les critiques sont quasi unanimes : la version 2025 n’arrive pas à la cheville du classique de 1937. Beaucoup déplorent un résultat trop sage, qui pèche par son manque de charme et de qualité.

Disney a-t-il senti l’orage venir ? En programmant une sortie étonnement très discrète pour son remake de Blanche-Neige, les studios laissaient croire qu’eux-mêmes n’étaient pas très convaincus du résultat. Les critiques qui ont pu voir la version proposée par Marc Webb – aux États-Unis, la plupart n’ont pas été invités à l’avant-première – à quelques heures de sa sortie sont sortis de la séance généralement consternés.

À commencer par Olivier Delcroix, au Figaro, qui déplore un film tout juste « moyen », « trop lisse et trop pasteurisé » qui se « contente de revisiter sans audace un chef-d’œuvre intemporel ». Parmi les points noirs relevés, une « Gal Gadot qui cabotine dans le rôle de la marâtre ». Au Parisien , on juge que Gal Gadot est la seule « rescapée de ce naufrage ». Le long-métrage est qualifié de « fake movie », en raison de la pauvre qualité des décors et des vêtements. « Le film semble avoir été tourné dans un parc Disney. Idem pour les costumes, tous droits sortis d’une boutique du village de Marne-la-Vallée, et les accessoires, apparemment dénichés dans un coffre à jouets. » Blanche Neige « devrait être ignoré en salles par les puristes, les conservateurs, les personnes de petite taille, les partisans de la Palestine et ceux d’Israël : ça fait tout de même du monde… Surtout si on y ajoute tous ceux qui aiment les bons films », plaisante Le Parisien.

Dans sa critique intitulée « pourquoi il ne faut pas aller voir Blanche Neige »La Provence  ne peut pas être plus clair. Noté 0 sur 5, cette nouvelle version « force le message politique / woke. Au point qu’il prend le pas sur tout le reste. Exit l’humour, la peur, la magie… Tout est désincarné ».

Mieux vaut rester sur la version de 1937

20 Minutes  n’y va pas de main morte. Pour leur journaliste, « les enfants méritent de revoir la version de 1937 plutôt que ce salmigondis né de cerveaux de marketeux hollywoodiens ». Pour rappel, Disney a déboursé 200 millions de dollars pour ce long-métrage. « Non seulement, le résultat est d’une intense laideur mais la qualité de l’animation est si tarte que celle du classique Disney garde toute sa magie quand on compare les deux films. » 

De son côté, Le Point  se rassure en constatant un scénario inchangé à celui de 1937. « Blanche-Neige fait encore le ménage et le gentil voleur Jonathan réveille toujours la belle endormie d’un chaste baiser, sans son consentement. On est donc loin de la déconstruction woke annoncée par les détracteurs, et c’est une bonne surprise.» Mais le journal regrette « l’incapacité du réalisateur de nous faire ressentir la moindre émotion» . Le long-métrage n’est « qu’ un produit aseptisé, lisse et pasteurisé ». La Croix  déplore une adaptation qui « fait pâle figure face au dessin animé d’origine ». Il n’y a plus de « poésie enchanteresse » ni de « drôlerie maladroite des sept nains, ici caricaturés en grotesques gnomes désincarnés, animés sur ordinateur ».

Une réussite musicale ?

Rares sont ceux qui pris du plaisir devant ce long-métrage. Première  affirme que Blanche-Neige est « une étonnante réussite ». Le média spécialisé dans le cinéma, salue la bande-son du film ainsi que le jeu d’acteur de Rachel Zegler et de Gal Gadot. La principale « bonne idée est d’avoir embauché le duo Justin Paul/Benj Pasek pour composer les nouvelles chansons du film. Pas de génie à l’œuvre ici, mais du bon boulot de musical. Entre ces deux want songs, la naïveté du souhait et l’affirmation de l’Imperium Disney, le film trouve sa dynamique. »

Un avis partagé par Numerama . « Les chansons revisitées font le travail et viennent même avec un drôle d’effet secondaire. » Ces derniers, à contre-courant, complimentent également la « joliesse des images» qui « reste un plaisir, en particulier la conception des animaux de la forêt, d’une mignonnerie à tomber par terre – de même que les sept créatures magiques (qui ne sont donc plus les “sept nains” à proprement parler)».

 «Loin de la déconstruction wokiste annoncée par ses détracteurs, il s’agit d’un divertissement familial qui revisite le conte. Pas de quoi s’énerver donc. Au fond, la question n’est pas celle de la couleur de la peau ou de la taille des hommes mais plutôt de cette volonté sans fin de transformer des dessins animés iconiques en films souvent moins bons», nuance Ouest-France .

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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