DÉCRYPTAGE – À Alger, le ministère des Affaires étrangères a exigé que Paris « respecte la procédure établie entre les préfectures françaises et les consulats algériens » pour les reconduites aux frontières.
Il y a soixante-trois ans, la guerre d’indépendance de l’Algérie contre la France coloniale prenait fin avec la signature des accords d’Évian. Ces accords stipulaient notamment que tout Algérien muni d’une carte d’identité pouvait circuler librement entre les deux pays. Ironie de l’histoire, c’est autour de la question migratoire que, ce 18 mars 2025, le différend entre Alger et Paris a connu une nouvelle escalade. À la liste d’une soixantaine de ressortissants à expulser que Paris a soumise aux autorités algériennes, ces dernières ont répondu lundi soir qu’elles « ne donneraient pas suite ».
L’Algérie a exprimé, par la voie de son ministère des Affaires étrangères, son « rejet catégorique des menaces et des velléités d’intimidation, ainsi que des injonctions, des ultimatums et de tout langage comminatoire ». En reprochant à la France de décider « unilatéralement et à sa seule discrétion, de remettre en cause le canal traditionnel de traitement des dossiers d’éloignement »
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