Faut-il aller voir La Belle au Bois Dormant à Bastille ?

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Le « ballet des ballets » est repris à l’Opéra de Paris pour trente représentations. Le dispositif particulier mis en place pour remonter le spectacle signé Noureev a payé. Un miracle.

C’est ainsi que ça se passe à la lecture d’un conte : le féerique surgit, séduit, s’installe, prend le récit et nous emporte dans un autre monde, ce pays de merveille que la littérature médiévale identifiait déjà pour le situer dans « l’île d’Avalon ». Décrire cette contrée de l’enchantement est une chose. La donner à voir en est une autre infiniment plus difficile et délicate. On mesure donc la chance qu’on peut avoir d’assister à ce que le ballet de l’Opéra de Paris montre dans cette reprise de La Belle au Bois Dormant  de Noureev, absente de l’affiche depuis dix ans. Du moins avec Bleuenn Battistoni en princesse Aurore et Guillaume Diop en Prince Désiré, l’un et l’autre interprètes idéaux de leur rôle.

Le sortilège s’installe dès le premier acte. L’écrin conçu par Ezio Frigerio est d’une beauté rarement offerte à un décor de ballet. Un caprice architectural baroque, digne de Giovanni Paolo Paninni avec colonnes vertes et marbre roses autour desquelles courent des guirlandes…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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