REPORTAGE – L’ancien premier ministre veut «préparer les échéances nationales» en abordant les thématiques propres au domaine réservé présidentiel.
À bord d’une voiture de patrouille, Gabriel Attal longe la frontière qui serpente à travers Metoula. Dans cette commune nichée à l’extrême nord du pays, les vergers font guise de zone tampon avec le Liban. Les premières floraisons ne laissent pas présager des combats qui se tenaient ici, trois mois plus tôt. Ce sont d’abord des impacts de roquettes du Hezbollah sur des habitations, puis une voiture calcinée stationnée dans une rue qui apparaissent. Avant que depuis un promontoire la délégation qui accompagne l’ancien premier ministre observe le village libanais attenant, totalement réduit en cendres.
Fusil automatique en bandoulière, le militaire de Tsahal tend ses jumelles au patron de Renaissance en lui dressant un exposé. Là une position de la milice chiite libanaise, là un village chrétien qui semble épargné, au loin les montagnes du Golan et la Syrie. Toute proche, elle aussi. À ce carrefour du Proche-Orient, la complexité de la géopolitique devient concrète. « L’armée libanaise est-elle…
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