RÉCIT – Manque de préparation, relâchement, chaos : l’armée israélienne assume sa responsabilité dans la pire défaite de son histoire. Mais avant de quitter son poste, le chef de l’état-major a demandé que le gouvernement fasse de même.
En ce matin du 7 octobre 2023, à 6 h 29, les 800 habitants du kibboutz Kfar Aza sont réveillés par les sirènes d’alarme et vont se mettre à l’abri dans leurs refuges. Vivant à un petit kilomètre de la bande de Gaza, ils sont habitués aux attaques de roquette en provenance du territoire palestinien. Mais ils sont loin de se douter que le Hamas vient de déclencher son opération « Déluge d’al-Aqsa » et que, dans quelques minutes, des centaines de terroristes lourdement armés vont déferler sur leur petite communauté.
Non loin de là, dans la base de Nahal Oz, à 850 mètres de la bande de Gaza, sont stationnés 162 soldats, dont 90 sont armés. En dépit d’alertes sur un risque d’infiltration terroriste, les commandants n’ont pas renforcé les effectifs aux entrées de la base. Ils ne savent pas que Nahal Oz a été ciblé comme le maillon faible du dispositif israélien, ni que des combattants du Hamas s’entraînent méthodiquement, depuis des mois, pour prendre le contrôle de ce qu’ils considèrent…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
