L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
Fer de lance du renouveau du cinéma d’action de Hongkong dans les années 1980 et 1990, Tsui Hark s’est fait plus discret sur les écrans ces quinze dernières années. Son tout nouveau film, Legends of the Condor Heroes. The Gallants, ne bénéficie d’ailleurs, depuis le 5 mars, que de quelques séances éparses à Lyon, Strasbourg, Bordeaux, et, à compter du 12 mars, à Paris et Montpellier.
Pour les amateurs de grand spectacle, il serait pourtant dommage de passer à côté de cette épopée chevaleresque, tant le sens de la mise en scène du cinéaste âgé de 75 ans n’a rien perdu de sa vitalité. Adapté de quelques chapitres d’une saga signée Jin Yong (1924-2018), considéré comme le « Tolkien chinois », Legends of the Condor Heroes. The Gallants se présente comme une fresque épique construite autour de la rivalité entre trois royaumes : les Mongols, les Song et les Jin.
Héritier d’un guerrier song défait, Guo Jing (interprété par Xiao Zhan, star de la télévision et de la chanson en Chine), enfant, est pris sous l’aile du chef des Mongols, jusqu’à devenir le promis de sa fille, Li Ping (Ada Choi). Mais alors qu’il part se former aux arts martiaux dans la plaine, il tombe amoureux de Huang Rong (Zhuang Dafei), une jeune femme ingénieuse, cheffe d’un clan de mendiants. Les amants, séparés à la suite d’un malentendu, errent à la recherche l’un de l’autre quand le chef mongol décide de forcer la main des Song pour traverser leur territoire et frapper les Jin à revers, mettant Guo Jing devant un difficile cas de conscience.
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